fr S. M. Ferreira Oliveira, T. Meyer, F. C. Bagna et D. Hardouin Duparc

Faire face: 28 regards sur la pandémie

Introduction

Faire face

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Journal de bord #1

Agir

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Témoignages

A. Lima Marchese, A. Garcia Gonzalez, T. Da Silva Francisco et D. Djordjèvic

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Journal de bord #2

Soigner

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Témoignages

A. Pytel, C. Scyboz, V. Pryfer et C. Gircius-Montagner

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Témoignages

E. Loureiro Paulo, C. Bertazzo Currat, V. Van den Bogaert et M. Locher

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Journal de bord #3

Dépister

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Témoignages

Y. Besson, L. Simic, D. Serey Pinto et A. Veiga

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Témoignages

L. Mettraux, J.-P. Chave, M. Villalon et R. Ribeiro Esteves

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Journal de bord #4

(Se) protéger

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Témoignages

S. M. Ferreira Oliveira, T. Meyer, F. C. Bagna et D. Hardouin Duparc

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Témoignages

M. A. Oliveira Monteiro Gomes, A. Hick Duvoisin, R. Payat et E. Quirante

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J’ai vécu l’année la plus difficile de ma vie. Lors de la première vague, ma mère vivait avec moi. Elle a 75 ans et j’avais vraiment peur de la contaminer en rentrant chez moi. Heureusement, au bloc opératoire nous sommes très soudés, c’est comme une famille pour moi. Le contact physique avec les collègues me manque encore beaucoup. C’est dans des périodes comme celles-là, quand on est stressés ou angoissés, que l’on se rend compte combien les petites marques d’affection ou les gestes de réconfort sont importants dans notre quotidien.

 

Sandra Maria Ferreira Oliveira
Employée de maison au bloc opératoire

Lorsque nous avons saisi la gravité de la situation, la première question que nous nous sommes posés au sein de mon service a été de savoir quel soutien nous pouvions apporter aux équipes médicales et administratives. En temps normal, il y a très peu d’inertie dans la Clinique. Lors de cette crise, il n’y en a pas eu du tout. Nous avons été pris dans une spirale d’actions, guidés par un souci d’efficacité totale. Les décisions prises le matin en cellule de crise étaient immédiatement mises en œuvre et concrétisées dans la journée. Nous étions dans l’action pure. 

 

Thierry Meyer
Chef du service technique

J’ai été particulièrement touchée par le fait que tous les collaborateurs de la Clinique – les équipes du marketing, du service technique, etc. – se mettent à notre disposition pour nous aider partout où ils le pouvaient, sans compter leurs heures. Au final, ils ont été en première ligne autant que nous. Lors de la première vague, il y a même des médecins installés en cabinet qui nous ont prêté main forte. Certains collègues pneumologues sont venus au milieu de la nuit pour nous aider à faire des bronchoscopies.

 

Dre Francesca Carlotta Bagna 
Médecin spécialiste en médecine intensive et en anesthésiologie
Médecin responsable des Soins intensifs et membre de la cellule de crise

Quand les fournisseurs nous ont annoncé qu’ils n’arrivaient plus à nous livrer le matériel de protection (masques, blouses et combinaisons) et les solutions hydroalcooliques, on a plongé dans l’inconnu. La Direction me demandait l’état des stocks tous les trois jours afin de nous assurer que nous avions le matériel nécessaire pour protéger la vie des soignants et du personnel. Les prix fluctuaient tellement que j’ai eu l’impression d’être une tradeuse! Nous avons de la chance d’appartenir à une fondation à but non lucratif. Ça nous a permis d’être hyper réactifs et complètement indépendants dans notre stratégie d’achat.

 

Diane Hardouin Duparc
Responsable du secteur achats